Saint-Médard-en-Jalles rejoint le plan de démoustication de Bordeaux Métropole

Lutte contre les moustiquesLors du Conseil municipal du 30 septembre 2020, la Ville de Saint-Médard-en-Jalles a voté, à l’unanimité, l’adhésion au Plan de démoustication de Bordeaux Métropole et rejoint, pour la première fois, d’autres communes de l’agglomération dans la lutte contre les moustiques sans produit chimique. Mais que cela va-t-il changer concrètement pour les Saint-Médardaises et Saint-Médardais ? On fait le point.

Large territoire riche en forêts et en cours d’eau ou lagunes, la ville de Saint-Médard-en-Jalles n’échappe pas à la prolifération des moustiques, voire des moustiques-tigres, et ce, parfois même avant l’arrivée du printemps. En adhérant au plan de démoustication de Bordeaux Métropole depuis le 30 septembre dernier, la Municipalité souhaite ainsi contribuer à la limitation de la prolifération de tous types de moustiques sur son territoire. 

Dès à présent, les habitants qui subissent ce type de nuisances sont invités à se signaler via un formulaire auprès des agents de Bordeaux Métropole, afin que leurs équipes puissent venir, sur place, rechercher les zones infestées par des larves et leur donner des préconisations et des conseils sur les mesures à prendre. Une action, conjointe avec les habitants, primordiale pour lutter efficacement contre leur prolifération quand on sait que 80% des gîtes larvaires se trouvent chez les particuliers !

En parallèle, une expertise du patrimoine naturel de la commune va être effectuée, grâce à ce plan de démoustication, afin de connaître les aires de répartition des gîtes larvaires dans l’espace public. Ces analyses permettront à la commune ou à Bordeaux Métropole d’être plus pertinent dans leur traitement anti-larvaire, sans pesticides, sur les terrains et les équipements dont ils ont la charge.

Pourquoi n’utilise-t-on pas de produits chimiques pour traiter plus efficacement ?

A ce jour, ce type d’éradication ne peut avoir lieu que s’il existe un risque sanitaire épidémique. C’est alors l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui décide de traiter le lieu d’habitation d’une personne, revenue en Métropole et porteuse du virus véhiculé par le moustique-tigre, comme ceux de la Dengue, du Chikungunia ou du Zika. 

Si de tels produits chimiques étaient utilisés dans les espaces publics, ils risqueraient d’affecter la santé des habitants et des animaux sauvages ou domestiques qui y circulent. Il en est de même pour les enfants jouant dans l’herbe, ramassant, par exemple, des branchages ou des cailloux lors des balades.

De plus, le traitement par épandage s’infiltrerait aussi dans les nappes phréatiques qui, sur Saint-Médard-en-Jalles, sont à très faible profondeur. Beaucoup de ces nappes dites « de surface » alimentent les champs captant présents sur la commune ainsi que les puits de riverains leur permettant d’arroser leur potager.

Il a également été démontré que ce type de traitement, bien qu’ayant un effet immédiat sur les moustiques présents à l’instant de l’épandage, n’empêcherait pas la prolifération de nouvelles larves dans les jours suivants. Ainsi, il est bien plus efficace de traiter le problème des moustiques à la source en empêchant la création de gîtes larvaires tout en respectant l’écosystème. 

Pour conclure, chacun de nos habitants a donc son rôle à jouer dans ces nouvelles « brigades du tigre » !

Les actions au niveau communal

Des actions curatives adaptées en fonction du contexte

  • Lutte biologique (type aménagement des plans d'eau de façon à favoriser la présence de poissons et grenouilles comme à la mare pédagogique des Bords de Jalle).
  • Lutte mécanique (suppression d'eaux stagnantes dans un regard pluvial).
  • Piégeage (pour réguler les populations d'adultes dans les espaces verts) : Installation de pièges à phéromones, sans impact sur le milieu, dans les parcs de la ville, et de pièges évolués (phéromones +CO2) dans des espaces sécurisés.
  • Traitement avec produit, en dernier recours lorsqu’aucune des autres actions ne peut être réalisée.

Des actions de prévention visant à supprimer les lieux de ponte possibles

  • Actions d'entretien des espaces verts et de la voirie, diagnostic de l’ensemble de la ville, formation des agents communaux.
  • Action d'entretien des bâtiments communaux (écoulement des eaux pluviales notamment).
  • Communication sur les bonnes pratiques dans les jardins.
  • Formations sur le moustique à destination du public.

Compte tenu du faible rayon d'action des moustiques, il est important que l'ensemble de la population soit mobilisé dans la lutte contre les moustiques et que les bonnes pratiques soient mises en place sur tout le territoire.

Quels sont les pièges les plus efficaces?  

Il existe sur le marché de nombreux modèles, dont l'efficacité peut être très aléatoire. D'un point de vue général, les pièges en extérieur sont plus efficaces. Proscrivez les pièges à lampe bleue, très impactants sur les différentes espèces d'insectes alors que vous ne ferez quasiment aucune prise de moustiques! Evitez par principe les pièges foncitonnant avec des produits chimiques pour votre santé et celle de votre entourage, ils sont de surcroît souvent coûteux à l'usage. 
La ville a testé plusieurs  modèles sur la saison 2020 et aretenu en particulier l'efficacité d'un type de piège imitant l'odeur corporelle humaine, très appréciée par le moustique. Ce dernier est aspiré par un ventilateur dans un sac en tissu où il mourra de déshydratation. Ces pièges sont électriques, fonctionnent 24h/24 mais sont adaptés à l'extérieur (y compris en cas de pluie) et ne font usage d'aucun produit chimique. 
Choisissez votre piège en fonction de l'intensité de l'invasion et des caractéristiques de votre jardin. Dans tous les cas, un piège s'entretient et doit être vérifié régulièrement pour s'assurer de son bon usage et de son efficacité. Aucun piège ne remplacera votre vigilance vis à vis des eaux stagnantes, même les plus petites, il faut donc bien veiller aux deux. 

Encouragez les prédateurs naturels 

La chauve-souris est prédatrice du moustique européen car elle vit la nuit. L'hirondelle quant à elle est le meilleur prédateur du moustique-tigre, elle peut en consommer jusqu'à 3000 par jour. Le moustique-tigre étant un inscte diurne, c'est bien cette dernière qui pourra en prélever le plus! 

Pour mieux les connaître et savoir comment les accueillir au mieux dans votre jardin ou aux alentours, rendez vous dans la rubrique "agir pour l'environnement". 

La chasse au moustique tigre est l’affaire de tous, supprimer les points d’eau reste le moyen de lutte le plus efficace. N’oubliez pas de faire le tour du jardin régulièrement, autant que possible après chaque pluie !

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les documents de Bordeaux Métropole et de l'ARS.

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