Depuis près de dix ans, Laurent Chiboust préside le Saint-Médard Basket (SMB) avec une énergie communicative et une vision profondément humaine de la pratique sportive.
Passionné de la balle orange depuis l’enfance, cet habitant de Magudas a contribué à faire du club l’un des plus importants et des plus labellisés de Nouvelle-Aquitaine, en plaçant la formation, l’éducation au sens large, l’inclusion et la citoyenneté au cœur des terrains.
Le basket : une affaire de famille
Originaire de la région nantaise, Laurent Chiboust foule ses premiers terrains de basket à l’âge de 10 ans, au sein du club de l’Hermine de Nantes, où naît sa passion pour la balle orange. Joueur investi, arbitre officiel en championnats de France, il s’engage aussi dans la vie institutionnelle du sport, au comité départemental, parallèlement à ses études d’Histoire.
C’est aussi sur le terrain qu’il rencontre, à l’âge de 15 ans, celle qui deviendra son épouse et la maman de ses trois enfants, tous contaminés par le « virus » du basket. Douanier dans l’administration, il est muté à Bordeaux en 2005 après plusieurs années à Paris et s’installe à Magudas. Il rejoint alors le Saint-Médard Basket, dont il devient entraîneur et président, conjuguant ainsi engagement familial et associatif.
Cela demande beaucoup de temps, d’investissement et de responsabilités, mais cette passion, qui me nourrit, est aussi une vraie source d’épanouissement personnel.
Le Saint-Médard Basket sur le podium des clubs régionaux
Sous son impulsion, le club connaît un essor remarquable. Avec plus de 450 licenciés, il se classe aujourd’hui dans le top 3 des clubs de la région et top 20 au niveau national. Un succès qui s’accompagne toutefois d’une certaine frustration : « Plus de 250 demandes d’inscription n’ont pu être satisfaites cette saison. C’est une vraie déception, tant notre volonté de transmettre est forte. Mais nous privilégions un encadrement de qualité en adéquation avec les capacités de notre structure. » Car pour Laurent Chiboust, et l’ensemble des encadrants, le sport ne se limite pas à la compétition : il est un formidable levier d’éducation, d’inclusion et de lien social.

Le sport doit être vecteur des valeurs de respect, de tolérance et d’entraide, sur les terrains comme en dehors.
Du Basket pour le plus jeune âge
Le club a ainsi créé une section micro-basket pour les enfants dès trois ans, une initiative alors inexistante localement. Il anime des sections baby-basket et mini-basket (5-10 ans).
Le club accorde aussi une attention particulière aux adolescentes et adolescents : « Dans cette période charnière où les repères vacillent, le sport et, plus encore, la vie de club peuvent constituer un cadre structurant et rassurant, favorisant l’expression, la vie collective et la gestion des frustrations. »
Égalité, inclusion et citoyenneté
La féminisation de la pratique est également un axe fort du projet sportif du club.
Nous sommes aujourd’hui sur un ratio équivalent à celui de la fédération, avec 64% d’hommes et 36% de femmes. L’investissement, les objectifs et les moyens pédagogiques sont identiques pour les garçons et les filles ».
Souhaitant s’affirmer comme acteur local de l’inclusion, le club favorise par ailleurs l’intégration des personnes en situation de handicap, comme en témoignent son label valides handicapés et la convention passée avec le foyer Marc Boeuf. « Notre label Citoyen reconnaît les actions que nous menons, aussi, dans le domaine de la solidarité et de la citoyenneté », complète le président des Poudriers.
Créneaux dédiés au « sport-santé », collectes solidaires, démarche écologique ou encore lutte contre toutes les formes d’incivilité et de violence illustrent cette dynamique collective portée par un comité directeur de 19 personnes, trois éducateurs salariés, un apprenti, et quelque 63 bénévoles, véritable force vive du club.