Les plus anciennes traces d’habitat à Saint-Médard-en-Jalles remontent aux vestiges des camps romains. Affirmant ainsi la vocation militaire de la commune.
Par ailleurs, les nombreux ruisseaux qui serpentent entre les champs, appelés jalles, ont donné leur nom à la ville et permis l’implantation précoce de moulins, ses bois et forêt, on fait également un terrain de chasse pour les nobles bordelais.
La naissance de Saint-Médard-en-Jalles
Le nom de la commune est attesté, dès 1099, sous la forme Saint-Médard de Jalès : Sanctus Medardus de Jales (forme romane) ou in Jalesio (forme relatinisée). Le nom de la commune tirerait son origine de deux éléments : les ruisseaux et cours d’eau qui sillonnent l’actuel territoire communal et que l’on appelait jalles ; et le vocable de l’Église paroissiale prénommé Saint-Médard.
Le 14 décembre 1789 marque la naissance officielle de la commune de Saint-Médard-en-Jalles.
Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795) et du fait de l’importance de l’industrie de la Poudre, la commune a adopté le nom révolutionnaire de Fulminante-sur-Jalles. Mais ce surnom ne survivra pas lors de la période de la Terreur.
Le blason de la Ville

Sur l’écusson de la ville apparaissent :
• les coquilles Saint-Jacques symbolisant le passage des pèlerins ;
• la salamandre prise symbole de la Poudrerie. Elle est un animal du feu représentant la vitalité ;
• les anneaux Olympiques montrent l’importance du sport dans la commune ;
• le léopard d’Aquitaine.
Saint-Médard-en-Jalles fut le siège de plusieurs seigneuries :
• la seigneurie du Tiran-Tilh ;
• la seigneurie éponyme de Jalès, dite aussi dans les textes anciens de Jalez ou d’Astignan ;
• la seigneurie de Belfort ;
• la seigneurie de la Mothe-Gajac ;
• la seigneurie de Corbiac ;
• la seigneurie de Magudas.

La Poudrerie Royale, symbole de la Ville
En 1660, Jehan Dupérier, négociant bordelais, achète un terrain à Henri de Montaigne sur lequel il fait construire six moulins à poudre : « Les moulins à poudre du Roy ». Il y fabrique et commercialise de la poudre de chasse. Malheureusement, le sieur Jehan Dupérier décède dans une explosion, deux ans à peine après la création de son commerce.

Une ordonnance du 26 mai 1666 autorise le fermier général Berthelot, commissaire général des poudres, à racheter à Marie Reculé, la veuve de Jéhan Dupérier, le site et les moulins endommagés.
La « Poudrerie Royale », puis Nationale, est née. Elle devient très vite un établissement de première importance dans la production de poudre pour les armées françaises.
L’essor de cette activité entraîne l’installation, sur la commune et autour de l’usine, d’une main d’œuvre nombreuse, formant les huit quartiers historiques de Saint-Médard : le Bourg, Gajac, Corbiac, Magudas, Caupian, Hastignan, Issac et Cérillan. Parallèlement, à l’ouest de la ville, un vaste camp militaire se développe.
En 1941, la poudrerie de Saint-Médard passe officiellement sous le contrôle Allemand. Dès lors, l’objectif d’une partie du personnel est de tout faire pour ralentir la production.
En avril 1944, un bombardement allié, secrètement orchestré avec la participation des ouvriers, aide à la victoire des troupes alliées.
Au total, la poudrerie nommée OPA durant cette période (Omnium des produits azotiques) ne produira que 25% des commandes de poudres malgré la pression de l’armée allemande.
Les camps militaires
Le 7 août 1845, le duc d’Aumale prit le commandement de 25 000 hommes stationnés sur la commune : la cavalerie sur la Lumagne, depuis connue sous le nom de « camp des lanciers ». Par ailleurs, il résida avec son frère au château de Belfort. Le dispositif sera levé en septembre 1845, mais le camp de Caupian perdurera jusqu’au XXe siècle.

Durant la Première et Deuxième Guerre mondiale, plusieurs camps militaires apparaissent sur la commune, avec en épicentre la Poudrerie.
Après la défaite de 1940, le camp de Souge devient, avec plus de 300 morts, le deuxième lieu d’exécution nazi en France.