Lutter contre le moustique

Moustique tigre, comment limiter sa propagation

La mairie de Saint-Médard-en-Jalles propose à ses habitants, une formation sur le moustique et son cycle biologique.

Cette formation organisée en partenariat avec le Centre de démoustication de Bordeaux métropole va permettre d’expliquer les gestes du quotidien favorables à la lutte contre la prolifération du moustique et, notamment, celle du moustique tigre Aedes albopictus.

Elle vise à compléter la lutte biologique contre le moustique enclenchée en 2022 et de participer au projet Mon Jardin, Ma Biodiv’.
En effet, les distributions d’abris à chauves-souris et de nichoirs à hirondelles ont pour but d’intégrer la biodiversité en ville et de valoriser le retour des prédateurs naturels du moustique.
En participant à cette formation, vous bénéficierez du matériel nécessaire à l’application des notions théoriques abordées ; à savoir, un piège pour la gestion des gîtes larvaires (à noter que ces pièges sont offerts par la commune).

De plus, vous permettrez à moyen/long terme, par vos actions et en véhiculant vos connaissances auprès de vos concitoyens, la régulation de la prolifération d’une espèce de moustique classée en tant qu’espèce exotique envahissante (EEE).
La compréhension éthologique de l’espèce et l’installation de pièges à moustiques dans votre jardin feront de vous des acteurs du projet Mon Jardin, Ma Biodiv’ constitué, à ce jour, de 847 foyers.

Source : moustique-tigre.info

Foire aux questions

VRAI : depuis le 1er janvier 2020, seule l’ARS (Agence régionale de santé) peut procéder à ce type d’intervention. Ces épandages ne sont pratiqués que dans le cas d’épidémie chez l’humain de type dengue, zyka, chikungunya, etc.

Ces traitements par épandage ne peuvent être systématisés car :

  • ils ont des conséquences sur la santé humaine, celle des animaux (y compris domestiques) et la biodiversité ;
  • ils ne sont plus efficaces après une période de pluie ;
  • les moustiques produisent des enzymes de désintoxication en l’espace de quelques années et deviennent ainsi résistants à ces derniers.

FAUX : dans 90% des cas, c’est dans les propriétés privées que se trouvent les gîtes larvaires. Le moustique tigre se déplace peu, à la différence d’autres espèces de moustiques. Son périmètre maximum sera de 150m par rapport au point du gîte larvaire.

Ainsi, si vous constatez la présence de moustiques tigres à votre domicile, signalez-les et recherchez le gîte larvaire qui se trouvera chez vous ou votre voisinage.

VRAI : en 2021, Saint-Médard-en-Jalles a rejoint le centre de démoustication de Bordeaux Métropole. Plusieurs actions ont alors vu le jour :

  • Entre 2022 et 2025, 24 formations ont été dispensées auprès de 400 foyers saint-médardais. Ces derniers ont été dotés gratuitement de pièges à moustiques.
  • Les bâtiments municipaux particulièrement exposés sont désormais équipés de ces pièges à moustique et le personnel municipal a bénéficié de cette même formation.
  • Un agent municipal est chargé de l’entretien des pièges installés dans les écoles de la Ville.
  • Un diagnostic des parcelles communales a été réalisé par le centre de démoustication de Bordeaux métropole qui assure depuis la surveillance des zones à risque.

VRAI : tous les nouveaux projets d’aménagement, comme par exemple la nouvelle Maison de la Petite Enfance, intègrent des moyens de lutte contre le moustique.

VRAI : plusieurs actions et tutoriels sont mis à disposition des habitants qui souhaitent participer à la lutte contre le moustique tigre :

  • La Ville a organisé des distributions de nichoirs à hirondelles et chauves-souris, prédateurs naturels du moustique : une hirondelle peut ingérer jusqu’à 1 000 moustiques par jour, une chauve-souris 3 000 par nuit.
  • Des témoignages vidéos et tutoriels sont à disposition sur le site de la Ville et la chaîne Youtube.
  • Des publications régulières sont faites sur les réseaux sociaux de la Ville.
  • Des expositions de sensibilisation et informations sont organisées lors d’événements publics ou dans les locaux accueillant du public (médiathèque, ludo-médiathèque, etc).

VRAI : compte tenu du faible rayon de déplacement du moustique tigre, si chacun agit chez soi, c’est tout le territoire communal qui en tirera les bénéfices :

  • recherche de gîtes larvaires à son domicile et dans le voisinage ;
  • suppression des eaux stagnantes (vides sanitaires, soucoupes de pot à fleurs, etc.) en apportant par exemple des graviers ou du sable ;
  • protection par des moustiquaires des sources d’eau ne pouvant être éliminées (ex : récupérateurs d’eau et regards) ;
  • pose de pièges.

 

FAUX : des retours d’expériences prouvent les limites de ces bornes anti-moustiques

  • leur rayon d’efficacité est limité à 35m pour le moustique tigre et 60m pour le moustique commun ;
  • les obstacles naturels et/ou construits cassent le rayon d’efficacité ;
  • la présence humaine réduite l’efficacité de la borne ;
  • la maintenance nécessaire aux bornes est importante et coûteuse ;
  • la borne n’attire pas que le moustique et impacte la biodiversité ;
  • le coût de la borne est conséquent.

Les expérimentations ont pris fin par manque de résultats.

FAUX : l’éradication complète n’est pas atteignable. En 5 ans, il a proliféré dans toute la Métropole bordelaise et en 20 ans l’ensemble du territoire français. Le moustique tigre est une Espèce exotique envahissante (EEE) en raison de sa capacité à se reproduire rapidement.