Réintroduire la nature en ville : Quels enjeux et actions ?

Espace naturel- Pôle Simone Veil
Végétalisation du parking et des trottoirs aux abords du Pôle Simone Veil

Pour faire face aux défis majeurs du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité, la Ville s’est dotée en 2020 d’une stratégie de préservation des ressources et de la biodiversité de son territoire. Elle a initié un plan d’actions pour réintroduire la nature en ville et dans les quartiers.

La réintroduction de la nature en ville est fondamentale à plus d’un titre : d’une part pour ses apports environnementaux et d’autre part pour ses bienfaits sur la santé des habitants. Elle participe :

  • à la lutte contre le changement climatique : protection du sol contre les risques d’érosion et d’inondation (rétablissement du cycle naturel de l’eau), baisse des températures l’été (lutte contre les îlots de chaleur), réduction de la pollution de l’air par l’absorption du CO2), développement de la biodiversité et d’un écosystème ;
  • à l’amélioration de la qualité de vie / aux bienfaits pour nos sens : absorption du bruit, retour du chant des oiseaux, du bourdonnement des abeilles, perception différente de la ville (atouts esthétiques), odeurs des fleurs et végétaux.

Comment la Ville réintroduit-elle la nature en ville ?

Dans l’aménagement de ses espaces, la Ville accorde une importance capitale à la végétation, sous toutes ses formes.

Des trottoirs, façades et cours d’écoles végétalisés

Certaines façades, comme celles de l’hôtel de ville et d’un immeuble de la rue Jaurès au centre-ville, sont végétalisées pour réduire la température des bâtiments l’été. L’expérimentation sera prochainement étendue, en lien avec les bailleurs et les commerçants.
Un travail sur la re-végétalisation, le cycle de l’eau et la réintroduction de la biodiversité de proximité est aussi réalisé dans les écoles.

Des forêts urbaines, jardins et vergers partagés

En plus du fleurissement traditionnel de ses parcs, jardins et espaces verts. Elle a développé, depuis 2020, sept forêts urbaines (situées au complexe sportif Robert Monseau, Hastignan, Villagexpo, etc.). Ainsi que des jardins et vergers partagés, comme celui de la rue Camille Saint-Saëns par exemple ou encore de l‘espace Georges Brassens.

La protection de milieux naturels à enjeux

Dans un contexte de forte pression foncière, la Ville a co-construit avec les propriétaires, habitants, usagers une Zone de préemption des espaces naturels sensibles, protégeant ainsi de l’urbanisation près d’un tiers du territoire.
En 2024, la Ville a également ouvert au public deux nouveaux parcs de proximité : le parc du Thil à Gajac (7 ha) et le parc du Bourdieu autour de la chartreuse (quatre ha) en plein cœur de ville.
La ville a aussi aquis 7,7 ha d’espaces naturels sur le site Dupérier. Des espaces qu’elle souhaite garder le plus naturel possible.

Mobiliser les citoyens

Favorisant la participation citoyenne sur beaucoup de ses projets, la Ville associe également les Saint-Médardaises et Saint-Médardais dans la préservation de l’écosystème qui les entoure avec :

  • La création en cours du Groupe d’étude projet « Rafraîchir la ville ».
  • L’éducation à la nature avec la diffusion de la série « Mon jardin, ma biodiv’ » éditée par la Ville. Ils qui offrent des conseils facilement applicables chez soi sur la faune, la flore, le jardinage sans produits chimiques et le compostage.
  • Des chantiers participatifs de végétalisation, comme la plantation des sept forêts urbaine avec des enfants de la commune.
  • Des rendez-vous de sensibilisation : sorties nature, conférences, formations, expositions, distributions de nichoirs pour les alliés de nos jardins (hirondelles, chauves-souris, etc.).
atelier biodiversité et sortie nature- parc du Thil
Atelier biodiversité et sortie nature au parc du Thil.