Archive de carte postale : vue du camp de Caupian avec les tentes.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2025, l’association Le patrimoine de Saint-Médard proposait une marche sur les traces des camps de Caupian. Revivez en images la balade commentée et faites un bond dans le passé militaire de la ville.
Quelques rappels historiques avant la balade
Le rendez-vous est donné à 10h ce dimanche 21 septembre dans la salle Louise Michel, sur le site de Caupian. Les participants peuvent y découvrir une exposition qui retrace l’histoire des camps de Caupian, de 1845 à la fin de la seconde Guerre Mondiale. Richard Balestrat, archiviste de la commune commence par dresser un portrait de ce secteur en 1845. On ne parle pas encore de quartier, à cette époque seuls 18 habitants sont recensés.
La topographie des lieux se résume à de vastes landes et quelques carrières. A proximité le château de Belfort abrite un proche du roi Louis-Philippe. Cela préfigurera de la destinée du site quand le roi aura besoin d’un vaste champ de manoeuvres.
Une identité de quartier construite par l’Histoire
Entre août et septembre 1845 le domaine de Caupian et les landes de Piquès et Belfort retiendront son attention. A cette époque, nul bâtiment ou autre tente pour se loger.
La Guerre de 1870 marquera un véritable tournant, le retour des militaires, avec l’installation des premières constructions éphémères (tentes), d’un hôpital et de bâtiments réservés à l’intendance et au casernement.
A proximité de la poudrerie on trouve dès la Première Guerre mondiale le camp des Annamites, puis dans les années 1930 le camp des Espagnols.
Difficile aujourd’hui pour un œil non averti de déceler dans le quartier les traces de ce riche passé historique. Les commentaires proposés par l’association le Patrimoine de Saint-Médard, sont donc les bienvenus pour voir, au fil de la balade les vestiges de ce passé militaire.
La balade débute allée Jules Védrine, le groupe s’enfonce dans la forêt en empruntant un chemin forestier qui longe le grillage du CEREMA/IGN.Premier arrêt en arrivant à hauteur des derniers bâtiments du CEREMA, sur la droite, là où la forêt a reprit ses droits, se trouvaient les latrines du camp des Espagnols au milieu du 20ème.La balade se poursuit et bientôt c’est sur notre gauche qu’apparait un poteau de barbelés. Il ressemble à n’importe quel poteau de ciment sur lequel on vient fixer les barberlés, mais pour les férus d’histoire, c’est le poteau qui matérialise la zone où se situait le cimetière des prisonniers allemands après 1945.Encadré par André Déris, membre de l’association Le Patrimoine de Saint-Médard, notre groupe poursuit son chemin avant de faire une halte à la jonction avec la zone des carrières : à 100 mètres, en s’enfonçant dans la forêt sur la gauche se trouvait la butte de tir au fusil.Devant le pied gauche de notre guide, se trouve ce qui pourrait être un simple caillou, un vestige du passé rappelant l’existence de carrières. En réalité c’est une des bornes de limite de propriétés nobiliaires.Nouvelle pause à hauteur du Guitard : ce cours d’eau vient alimenter la Jalle et marque également l’emplacement de la butte de tir au canon qui se trouve sur la droite.Le groupe se trouve désormais au niveau du captage de la source de Cap de Bos. Le cours d’eau finit naturellement en pente. Toute la structure de l’aqueduc a été construite en 1908.Le cheminement se poursuit, notre groupe de marcheurs emprunte le pont du Soldat, aussi appelé le pont de l’aqueduc et conservera sur sa gauche la forêt de Caupian et sur la droite le site d’ArianeGroup – Candale.Nous referons une pause à hauteur des vestiges de ce portail qui marquait l’entrée du camp des As (où L. S. Senghor fût prisonnier) à quelques mètres à vol d’oiseau de l’ancienne plage du Moulin de Caupian.Le moulin de Caupian que l’on aperçoit derrière un feuillage dense sur le pont de Caupian.Notre balade sur les traces des camps de Caupian s’achève rue Georges Clémenceau, par la maison de l’Etat Major, restée dans son esthétisme de l’époque. A côté se situait un hôtel où logeaient les officiers.