La loi permet à toute personne majeure ou mineure de changer son nom et /ou son prénom sous certaines conditions. La demande se fait en ligne et doit être finalisée en mairie.
Changement de nom d’usage
Pour les personnes majeures, le nom d’usage peut être modifié dans le cas d’un mariage (substitution ou ajout du nom à son propre nom), ou d’une filiation.
Pour les personnes mineures, la demande est réalisée par le(s) parent(s) exerçant l’autorité parentale dont l’accord est obligatoire.
Dans le cadre des titres d’identité, il vous sera demandé un accord parental accompagné d’une photocopie de titre d’identité du parent.
Par exception, sans accord de l’autre parent, il est possible pour le parent qui n’a pas transmis son nom d’ajouter son nom uniquement par adjonction en 2ᵈ position et limité au 1ᵉʳ nom de famille de chacun des parents.
Le parent demandeur doit en informer l’autre parent avant que le mineur n’utilise ce nom d’usage. Il vous sera demandé une copie du courrier adressé à l’autre parent avec la preuve d’un envoi par lettre avec accusé de réception. Le second parent en cas de désaccord peut saisir le juge aux affaires familiales.
Si l’enfant a plus de 13 ans, son consentement écrit est nécessaire.
Changement de nom
Toute personne majeure peut changer de nom en prenant par substitution le nom de famille du parent qui ne lui a pas été transmis à sa naissance. Il n’est possible de changer de nom qu’une seule fois dans votre vie.
Les parents titulaires de l’exercice de l’autorité parentale ne peuvent recourir à cette procédure pour demander le changement de nom de leur enfant mineur.
Le choix de l’intéressé est circonscrit aux noms de la parentèle, c’est-a-dire aux noms qui figurent sur son acte de naissance au titre de la filiation.
Vous pouvez changer de nom de famille pour prendre :
le nom de famille de votre mère ou de votre père,
une partie du nom de votre mère, si son nom de famille est en deux parties (1ʳᵉ partie / 2ᵉ partie),
une partie du nom de votre père, si son nom de famille est en deux parties (1ʳᵉ partie / 2ᵉ partie) ;
les noms de vos parents accolés dans l’ordre choisi et dans la limite d’un nom pour chacun des parents.
Le changement de nom s’étend automatiquement aux enfants du demandeur âgés de moins de 13 anset avec leur consentement au-dessus de cet âge.
Si l’enfant porte un double nom, la partie du nom modifiée par le parent sera remplacée par le nouveau nom de ce parent.
Le changement de nom est mentionné sur l’acte de naissance du bénéficiaire, de ses enfants et du conjoint ainsi que sur les actes de mariages.
Déposer sa demande de changement de nom de famille
La déclaration est effectuée à la mairie du domicile ou de son lieu de naissance.
Pour déposer votre dossier, vous aurez besoin des documents suivants :
Le formulaire de consentement pour l’enfant de plus de 13 ans (à retrouver dans l’onglet documents utiles).
Justificatif d’identité
Justificatif de domicile (quittance de loyer, facture d’eau, d’électricité ou de gaz, facture de téléphone fixe, avis d’imposition, avis de taxe d’habitation, etc.) Si le demandeur est hébergé, un justificatif de domicile de l’hébergé, copie de sa pièce d’identité et une attestation sur l’honneur qui atteste que la personne réside bien chez elle.
Copies intégrales de moins de 3 mois des actes de naissance et de mariage des personnes concernées par le changement de nom.
Pour réaliser cette démarche à la mairie de Saint-Médard-en-Jalles, vous devez prendre rendez-vous au service État civil.
La mairie vérifie que votre dossier de demande de changement de nom de famille est complet. Si votre dossier n’est pas complet, la mairie vous informe des éléments à ajouter dans votre dossier.
Un mois après le dépôt de votre dossier, vous devrez vous présenter en personne à la mairie où vous avez déposé votre demande, afin de confirmer votre volonté à changer de nom de famille.
Lors du rendez-vous, l’officier d’état civil enregistre votre décision. Une autorisation de changement de nom est inscrite sur le registre de l’état civil. Les actes de naissance et de mariage sont mis à jour par l’apposition d’une mention.
Si vous souhaitez mettre à jour votre livret de famille, n’oubliez pas de l’apporter ce jour-là. Vous pourrez ainsi, avec votre acte de naissance, justifier de la modification de votre nom auprès des différentes administrations et refaire vos titres d’identités.
Changement de prénom
Vous pouvez demander à changer de prénom si vous justifiez d’un intérêt légitime. Par exemple, si votre prénom ou la jonction entre votre nom et prénom vous porte préjudice. L’adjonction, la suppression ou la modification de l’ordre des prénoms peut également être demandée.
Pour changer de prénom, vous pouvez faire votre demande ligne et la finaliser à la mairie de votre lieu de résidence ou de votre lieu de naissance.
Pour finaliser votre demande à la mairie, merci de prendre rendez-vous
Conflit parental sur la sortie de territoire d’un enfant mineur
Vérifié le 26/05/2021 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de l’intérieur
Vous craignez que votre enfant soit emmené à l’étranger par l’autre parent et vous voulez savoir comment agir ? Vous pouvez recourir, s’il y a urgence, à une procédure d’opposition de sortie du territoire (OST). Sinon, hors situation d’urgence, vous pouvez recourir à la procédure d’interdiction de sortie du territoire (IST). Nous vous donnons les informations utiles et les démarches à effectuer.
En cas d’urgence
Autre situation
L’opposition de sortie du territoire vous permet d’empêcher, sans délai, votre enfant mineur de quitter le territoire français.
Toutefois, vous devez être en mesure de démontrer l’urgence, c’est-à-dire la présence d’un risque imminent d’enlèvement de votre enfant par l’autre parent.
pour votre enfant mineur s’il est étranger dès lors que vous résidez en France,
ou pour votre enfant mineur, qu’il vive en France ou à l’étranger.
À savoir
vous pouvez également demander une OST pour votre enfant majeur protégé.
La demande doit être déposée auprès de la préfecture ou de la sous-préfecture.
Si le service est fermé (nuit, week-end ou jour férié par exemple) et que le voyage de l’enfant est imminent, le demandeur doit s’adresser au commissariat ou à la gendarmerie le plus proche.
Si vous ne vous trouvez pas en France mais que votre enfant s’y trouve, vous devez vous adresser au bureau de l’entraide civile au ministère de la justice.
Vous devez utiliser le formulaire qui vous est remis au guichet pour faire votre demande, sauf si vous êtes à Paris.
Vous devez joindre les documents suivants :
Justificatif de son autorité parentale (acte de naissance de l’enfant mentionnant la filiation …)
Justificatif d’identité (copie de la carte d’identité ou du titre de séjour, en cours de validité…)
Justificatif de l’identité de l’enfant (copie de la carte d’identité…)
Tout document pertinent permettant au service d’étudier la demande et de prendre une décision (extrait de jugement de divorce, copie de billet d’avion …).
À noter
si vous avez déjà saisi le juge pour obtenir une mesure d’interdiction de sortie du territoire (IST), vous devez le signaler.
Le préfet prend la décision d’OST après instruction du dossier.
Il peut refuser de prendre cette décision s’il juge la demande injustifiée.
votre enfant mineur s’il est étranger dès lors que vous résidez en France,
ou pour votre enfant mineur, qu’il vive en France ou à l’étranger.
À savoir
vous pouvez également demander une IST pour votre enfant majeur protégé.
Le juge des enfants peut demander et prononcer une IST dans le cadre d’une mesure de protection (exemple : placement dans une structure spécialisée) prise à l’égard d’un mineur en danger.
À savoir
lorsqu’un enfant s’apprête à quitter le territoire français, qu’il se met en danger et que ses parents ne sont pas en capacité d’intervenir, l’IST peut être demandée par le procureur de la République.
La demande peut être formulée devant le Jaf dans le cadre d’une procédure en cours (divorce ou séparation) ou indépendamment de toute procédure.
La demande doit être adressée au tribunal du lieu de résidence de votre enfant soit en référé, soit par requête rédigée à l’aide du formulaire cerfa n°11530.
Formulaire Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire…)
Les conséquences sont différentes selon que la décision ait été prise par le juge aux affaires familiales, le juge des enfants ou le procureur de la République.
Si la décision d’IST est prise, votre enfant ne pourra plus quitter la France sans votre accord et celui de l’autre parent.
Toutefois, il peut arriver que, selon le jugement rendu par le Jaf, son accord soit également nécessaire.
La durée de l’interdiction est, en principe, fixée par le juge. S’il ne le fait pas, l’interdiction est valable jusqu’à la majorité de l’enfant.
Si l’interdiction est prononcée dans le cadre d’une ordonnance de protection (lorsque l’époux(se) est victime de violence), l’IST est valable 6 mois maximum (avec possibilité de prolongation sous conditions).
Le Jaf doit informer le procureur de la République de sa décision pour que ce dernier fasse inscrire votre enfant au fichier des personnes recherchées (FPR).
Si la décision d’IST est prise, la sortie du territoire de votre enfant doit être autorisée par le juge. Votre accord et celui de l’autre parent ne suffiront pas.
Si votre enfant doit quitter la France, il est possible de demander au juge la suspension temporaire de l’interdiction. Les situations suivantes peuvent se présenter :
Si votre enfant part sans parents (voyage scolaire par exemple), vous et l’autre parent devrez faire la démarche (ensemble ou séparément).
Si votre enfant part avec l’un de ses parents, seul le parent non accompagnant devra faire la démarche.
Si l’enfant part avec ses 2 parents, il n’y a pas de démarche à faire. Toutefois, selon le jugement rendu par le Jaf, vous pouvez avoir à le saisir à nouveau.
La demande d’autorisation temporaire de sortie de territoire doit intervenir au moins 5 joursavant le départ.
Ce délai peut être réduit si le motif du départ relève de circonstances exceptionnelles (décès par exemple).
La déclaration est faite auprès du commissariat ou à la gendarmerie.
Vous et l’autre parent devrez fournir le jugement prononçant l’interdiction. L’officier de police judiciaire vérifiera l’ identités du ou des parents et si vous avez l’autorité parentale.
Vous et l’autre parent devrez indiquer la durée de validité de l’autorisation de sortie et la destination de cette sortie.
Si l’autorisation n’est pas faite, l’interdiction figurera toujours au FPR et votre enfant ne pourra pas quitter la France.
À noter
si votre enfant voyage vers l’outre-mer, mais que son vol comprend une escale dans un pays étranger, une demande de suspension temporaire sera également nécessaire.
En cas de décision du juge des enfants, votre enfant ne peut pas sortir de France même avec votre autorisation et celle de l’autre parent.
Pour que votre enfant puisse se rendre à l’étranger, vous devez demander la fin de l’IST au juge.
une simple autorisation écrite remise entre vous et produite devant la police des frontières à la sortie du territoire n’est pas valable et ne permettra pas votre enfant de voyager.