Permis de construire

Le permis de construire est une autorisation d’urbanisme délivrée par la mairie. Le délai minimum légal d’instruction est de deux mois dès lors que le dossier est complet. Il peut aller jusqu’à trois mois et plus suivant le projet.

Dans quel cas déposer un permis de construire ? 

  • La construction d’une maison individuelle
  • Une extension de plus de 40 m² accolée à la construction principale
  • Une extension entre 20 à 40 m² de surface de plancher et/ou emprise au sol si, après réalisation, la surface de plancher ou l’emprise au sol totale de la construction dépasse 150 m².

Il existe 2 types de formulaires selon votre projet : un permis de construire pour maison individuelle et/ou ses annexes ou un permis de construire autre que portant sur une maison individuelle.

À noter !
Le recours à un architecte pour réaliser le projet de construction est obligatoire dès lors que la surface de plancher ou l’emprise au sol de la future construction dépasse 150 m².

Comment déposer un permis de construire ?

La demande de déclaration préalable peut-être déposée sur le guichet numérique d’autorisation de l’urbanisme (GNAU).

Le dépôt en format papier (en cinq exemplaires) est toujours possible, soit par voie postale par pli recommandé, soit par remise en mains propres auprès de la direction de l’Urbanisme et de l’action foncière aux heures d’ouverture au public.

  • Plan de situation (PC1 /PCMI 1)
  • Plan de masse côté et à l’échelle (PC /PCMI 2)
  • Plan en coupe côté et à l’échelle (PC /PCMI 3)
  • Plan des façades et des toitures côté et à l’échelle (PC 5 / PCMI 5)
  • Photographie ou dessin du projet / insertion graphique (PC 6 / PCMI 6)
  • Les photographies (PC7 -PC8 /PCMI 7 -PCMI 8
  • La notice (PC 4 / PCMI4)
  • Une attestation de prise en compte de la réglementation thermique (RE 2020).

Attention : Les pièces graphiques à joindre à votre dossier peuvent varier en fonction de votre projet


Question-réponse

Qu’est-ce que l’allocation temporaire d’invalidité (ATI) dans la fonction publique ?

Vérifié le 07/04/2023 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Vous êtes fonctionnaire en d’incapacité permanente partielle due à un accident du travail ou une maladie professionnelle ?

Vous pouvez toucher une allocation temporaire d’invalidité (ATI) sous certaines conditions.

Attention : l’ATI est à distinguer de l’allocation d’invalidité temporaire (AIT).

Nous vous présentons les informations à connaître.

L’allocation temporaire d’invalidité (ATI) est une somme versée en plus de votre traitement si vous êtes fonctionnaire et que vous avez une incapacité permanente partielle d’origine professionnelle.

 Attention :

L’allocation temporaire d’invalidité (ATI) est à distinguer de l’allocation d’invalidité temporaire (AIT).

L’ATI peut vous être versée si vous êtes fonctionnaire et que vous êtes atteint d’une incapacité permanente résultant de l’une des situations suivantes :

  • Accident de travail ayant entraîné une incapacité permanente d’au moins 10 %
  • Maladie professionnelle inscrite aux tableaux des maladies professionnelles de la sécurité sociale, dans les conditions prévues aux tableaux
  • Maladie professionnelle inscrite aux tableaux des maladies professionnelles, hors conditions prévues aux tableaux, et causée par votre travail habituel
  • Maladie professionnelle non inscrite aux tableaux des maladies professionnelles, mais résultant de votre travail habituel et ayant entraîné une invalidité d’au moins 25 %

Si vous êtes atteint d’une maladie professionnelle, vous percevez l’ATI seulement si cette maladie remplit les conditions ouvrant droit à la rente d’incapacité permanente.

Vous devez être en activité ou atteindre la limite d’âge ou être admis à la retraite avant de pouvoir reprendre vos fonctions.

  À savoir

un agent contractuel ne peut pas obtenir l’ATI. Il peut prétendre à une indemnisation versée par la Sécurité sociale.

Vous devez adresser une demande d’ATI à votre service du personnel dans l’un des délais suivants :

  • Dans l’année qui suit la date de constatation officielle de la consolidation de la blessure ou de l’état de santé
  • Si vous avez repris votre activité après consolidation de votre blessure ou de votre état de santé, dans l’année qui suit la date de reprise de fonctions.

L’administration se charge ensuite de vérifier si vous y avez droit. Des visites médicales auprès de médecins agréés sont à prévoir.

Le taux d’invalidité est déterminé par le conseil médical sur la base d’un barème réglementaire indicatif.

L’administration prend une décision fixant le taux d’invalidité permanente et le montant de l’ATI.

Elle se base sur l’avis de la commission de réforme et sous réserve de l’avis conforme de la caisse de retraite compétente. Il s’agit soit du service des retraites de l’État (SRE) pour la fonction publique d’État, soit de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) pour la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière.

L’ATI est attribuée pour 5 ans à partir d’un des événements suivants :

  • Date de constatation officielle de la consolidation de votre blessure ou de votre état de santé
  • Date de reprise des fonctions si vous avez repris votre activité après consolidation de votre blessure ou de votre état de santé
  • 1re constatation médicale de votre maladie s’il s’agit d’une maladie liée à une infection au SARS-CoV2 reconnue imputable au service

À la fin des 5 ans, vos droits à l’ATI sont réexaminés par la commission de réforme :

  • En cas de persistance des infirmités, l’ATI vous est attribuée sans limitation de durée (sur la base du nouveau taux d’invalidité constaté)
  • Si vous n’êtes plus invalide, l’ATI est supprimée

Par la suite, vous pouvez demander la révision de vos droits (5 ans au moins après le précédent examen).

La date d’effet de la révision est fixée à la date du dépôt de la demande.

En cas de nouvel accident ouvrant droit à allocation, vos droits sont réexaminés dans les mêmes conditions et les mêmes délais que pour votre 1re demande.

Une nouvelle ATI est alors éventuellement accordée, en remplacement de la précédente, pour une durée de 5 ans.

Le montant mensuel de l’ATI est égal au traitement indiciaire brut correspondant à l’indice majoré 245 (1 188 €) multiplié par votre taux d’invalidité.

 Exemple

le montant d’une ATI accordée pour un taux d’invalidité de 20 % est égal à 20 % de 1 188 € soit 237,65 € bruts par mois.

L’ATI est versée par votre caisse de retraite (SRE ou CNRACL) tous les mois, à terme échu.

Si vous êtes retraité, l’ATI continue d’être versée sur la base du dernier taux d’invalidité constaté durant l’activité.

L’allocation n’est plus réévaluée au cours de la retraite.

Lorsque votre mise à la retraite intervient moins de 5 ans après l’attribution de l’allocation, vos droits sont réexaminés à la date de votre mise en retraite.

Ce réexamen peut aboutir au maintien de l’ATI au même taux ou à une réévaluation de votre taux d’invalidité (et donc de l’allocation) ou à une suppression de l’allocation.

Si vous êtes mis en retraite pour invalidité en raison de l’aggravation de l’invalidité ayant ouvert droit à l’ATI, celle-ci est remplacée par la rente d’invalidité.

Si vous êtes mis en retraite pour invalidité en raison d’une invalidité imputable au service mais indépendante de l’infirmité ayant ouvert droit à l’ATI, celle-ci est maintenue et la rente d’invalidité ne rémunère que la nouvelle invalidité.

Pour en savoir plus