Reconnaissance de l’enfant

Retrouvez ici l’ensemble des informations utiles afin de réaliser une reconnaissance d’enfant.

Au sein d’un couple non marié, la filiation d’un enfant s’établit différemment à l’égard du père et de la mère. Pour la mère, il suffit que son nom apparaisse dans l’acte de naissance pour que la maternité soit établie.
En revanche, pour établir sa paternité, le père doit faire une reconnaissance (avant ou après la naissance de l’enfant).

La reconnaissance d’un enfant est réalisable dans n’importe quelle mairie de France dès les premiers mois de grossesse.
Si cette démarche est faite après la naissance, un acte daté de moins de 3 mois sera demandé en plus d’une pièce d’identité.

Prendre rendez-vous en ligne

Pour réaliser cette démarche à la mairie de Saint-Médard-en-Jalles, nous vous invitons à prendre rendez-vous en ligne.

Il faudra vous munir des documents suivants :

  • Un justificatif d’identité des deux parents (original et copie).
  • Un justificatif de domicile (ou de résidence) de moins de 3 mois (ex : facture ou attestation de contrat d’eau, gaz, électricité, téléphone, avis d’imposition, attestation d’élection de domicile…).
    Pour les personnes hébergées : attestation sur l’honneur de l’hébergeant, justificatif de domicile et copie de la pièce d’identité de ce dernier.
  • Si l’enfant est déjà né, fournir un acte de naissance récent et le livret de famille.

Question-réponse

Dans quel cadre peut-on effectuer un test de paternité ?

Vérifié le 02/02/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice

Un test génétique est autorisé uniquement dans le cadre d’une procédure judiciaire visant l’un des objectifs suivants :

  • Établir ou contester un lien de filiation
  • Recevoir ou supprimer une contribution financière (aussi appelée subsides)
  • Établir l’identité d’une personne décédée, dans le cadre d’une enquête de police

  À savoir

aucun test de paternité ne peut être pratiqué avant la naissance.

Peut-on refuser de se soumettre à un test de paternité ?

Une personne peut refuser de se soumettre à un test de paternité.

Son consentement est obligatoire pour y procéder.

Toutefois, le juge peut interpréter le refus comme un aveu de paternité (ou, selon le cas, comme un aveu de non paternité).

Passage obligatoire par le juge

Si vous saisissez un juge pour établir ou contester un lien de filiation, vous pouvez lui demander un test de paternité.

Le test peut être refusé par le juge uniquement pour un motif légitime.

Vous n’avez pas à réunir des preuves ou indices de la paternité pour obtenir le test.

Le test de paternité est ordonné par le juge. L’assistance d’un avocat est obligatoire.

Le test de paternité peut être accompli selon l’une des méthodes suivantes :

  • Examen comparé des sangs
  • Identification par les empreintes génétiques (test ADN)

Le test de paternité peut être effectué uniquement par des techniciens spécialement agréés à cet effet.

Sanctions pénales en cas de test hors du cadre légal

Réaliser un test de paternité en dehors de ce cadre est illégal.

Il est interdit de procéder à un test de paternité dans un cadre privé, par exemple sur internet ou à l’étranger.

La réalisation d’un test de paternité hors des règles légales est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement ou de 15 000 € d’amende.

Les faits suivants sont punis de la même façon :

  • Diffuser des informations sur l’identification d’une personne par ses empreintes génétiques
  • Procéder à l’examen des caractéristiques génétiques d’une personne

En dehors du cadre prévu par la loi, les faits suivants sont punis de 3 750 € d’amende :

  • Solliciter l’examen de ses caractéristiques génétiques ou de celles d’une autre personne
  • Chercher à identifier une personne par ses empreintes génétiques