Une histoire saint-médardaise : le tome 2 disponible

La place devant la poudrerie, un lieu de vie sociale et commerçante.

Après un premier volume consacré aux bancs de l’école et aux pratiques culturelles et sportives, voici le deuxième opus de la saga « Une histoire saint-médardaise ».

Cette nouvelle immersion dans le passé de la ville vous plongera dans l’univers des commerces et autres activités artisanales du 19ᵉ siècle. Des images colorisées de la poudrerie et de nos célèbres blanchisseuses vous rappelleront peut-être des souvenirs de famille…

Bars, cafés et restaurants à travers le temps

Au début du 19ᵉ siècle, tous les quartiers de Saint-Médard-en-Jalles abritent un bar, un café, voire un restaurant. C’est un lieu de rassemblement pour les habitants de quartier, un espace de vie sociale, un lieu de rencontre et d’échange. Certains d’entre eux proposent même au fil du temps une petite épicerie de dépannage. En mai 1940, on dénombre jusqu’à 44 débits de boissons sur la commune. Un chiffre record qu’il faut mettre au regard de la présence de plus en plus nombreuse de militaires dans les camps de Caupian notamment.

Au centre de la commune, de part et d’autres de la Grand Rue (actuelle avenue Montaigne), de nombreux commerces sont installés. En observant les photos d’archives, on constate que certaines devantures n’ont que très peu changé.

L’évolution des commerces

Certains clichés permettent d’évoquer des métiers oubliés tels que les fers-blantiers ou les bourreliers. La démocratisation de l’automobile entraine l’installation de commerces tels que les garagistes et pompistes. Mais ce sont les années 1970 qui marqueront un vrai virage dans la vie commerçante de Saint-Médard-en-Jalles, avec l’implantation de la première grande surface : l’Hypercosmos de Gajac.

Le passé agricole

Les traces du passé agricole de la ville sont encore visibles dans certains quartiers. Il faut cependant avouer que la culture des champs pratiquée à Saint-Médard-en-Jalles avait prioritairement pour objectif d’alimenter les familles et leur bétail.

Peu de surfaces agricoles étaient destinées à l’exploitation et la vente. On trouve cependant trace de quelques activités maraichères ou de laiterie, revendues ensuite à Bordeaux. L’eau de la Jalle servait plus aux activités des blanchisseuses qu’à l’irrigation de surfaces agricoles !

Au cœur de la ville, la Poudrerie

En quatre siècles, la poudrerie (aujourd’hui ArianeGroup) a vu défiler plusieurs générations de familles saint-médardaise. Des hommes, les célèbres « poudriers », mais aussi des femmes, souvent veuves de guerre. C’était une ville dans la ville. Dans ces ouvrages, vous retrouverez même des pièces de monnaie, les « ruche des poudriers », fabriquées par la coopérative de consommation et de prévoyance sociale, fondée en 1908.

Cet ouvrage a été réalisé avec la participation des membres de l’association du Patrimoine de Saint-Médard-en-Jalles. Vous pouvez les rencontrer à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, et découvrir leur exposition permanente sur les métiers d’antan.